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I. Avant les nombres
Au tout début, l'homme étant encore à un stade archaïque, seuls les nombres 1, 2, 3 et 4 avaient un sens. Au-delà, les notions étaient trop vagues et l'homme les désignait par des termes comme multitude, foule...
Mais ce raisonnement, qu’il vous paraisse un peu obtus et étrange, est bien justifié. En effet, nous ne pouvons, en tant qu’être humain, percevoir que les notions 1, 2, 3, 4 objets. Au-delà, l’esprit se voit contraint de « dénombrer » les objets. D’où les notions rudimentaires des hommes.
Alors, certaines peuplades comme les Papous, ont décidé de compter sur leurs corps. Ainsi, un animal correspondait au petit doigt de la main droite, deux animaux à l’annulaire de la main droite, trois au majeur, etc.
Ce procédé servit aussi de calendrier :
Ex : Le petit orteil gauche – prochaine
pleine lune
L’homme marquait d’un point
son premier doigt (l’auriculaire) de sa main droite à la première pleine lune, puis
marquait toutes les parties de son corps qu’il utilisait pour compter ainsi de
suite jusqu’à marquer son petit orteil gauche. Là il savait que ce serait la
pleine lune le soir.
C. Un peu d’aide sur les calendriers
C’est comme cela que sont apparus les os entaillés ou les os-calendriers. Sur les premiers, on marquait les entailles jour après jour, sur l’autre on nouait une cordelette chaque jour jusqu’à arriver sur le jour choisi (alors marqué d’une coche).
De la même manière, les tailles et d’autres principes semblables…